Très cher
Lib,
Je débuterai mon réquisitoire par une courte
priapée (= poème) :
La bête
C'est sur une Terre, dans un monde
Où le soleil toujours brillait,
Où les oiseaux toujours chantaient
Que nacquit un jour une bête immonde.
Elle causait, là où elle agréait
De nombreux cataclismes et ravages.
Les animaux fuyaient sur son passage.
La Terre, ce jour-là, changit de destinée.
De nombreux termes à cette époque sont apparus,
Des termes, à nos jours, des plus répandus,
Des mots comme, par exemple "corruption",
"racisme", "vengeance" ou "pollution".
Par cette naissance, la Terre se condamna
Et pour toujours, portera ce fardeau dans ses bras.
Cette bête, chaque jour, un peu plus l'assomme.
Je vous le présente, ce monstre, c'est l'homme.
Lul
Ah !
Poésie ! Quand tu nous tient... Voici donc ma déplorable vison des êtres humains. C'est
gai, n'est-ce-pas ? Je tiens avant tout à prémunir que chaque fois que le mot "homme" sera employé, il aura la notification d'
"être humain". Merci.
Tu auras donc deviné (à moins que tu ne sois une
pouf, ce que je ne cuide (= croit) pas le moins du monde) que cette lettre attirera l'attention sur les êtres humains et plus particulièrement sur .......
les êtres humains (euhhh...). Je reprends donc ta dernière lettre en
extrapolant (= généralisant) le sujet. Je ne te vise pas toi en particulier mais bien tous les
êtres humains de sexe
masculin,
féminin ou
autre...
Voici donc en quelques tirets comment je gratifierai l'homme :
- Tout d'abord, l'homme n'est pas un
animal. S'il en était un, ce serait faire blasphème à la belle race des animaux. L'homme appartient donc à une
race à part : la race des
hommes (Ah ! Logique ! Quand tu nous tient !).
Il parle "
homme", pense "homme", mange "
homme", a un caractère d'"homme" et j'en passe et des
meilleurs...
- Ensuite, l'homme se croit
supérieur aux autres hommes, c'est dans sa
nature, c'est normal ! Selon le diagnostic de l'être humain, l'Africain est le moins "
humain" des hommes. C'est donc le moins
con. Vive les Africains !
- L'homme, comme tu peu t'en douter, se la
reyrenne. Il ne sait faire que cela ! Il dévoue sa vie à cette exercice. Il plastronne en
cheminant, en sportonant (= faire du sport), en
conduisant, en fûmant, en
mangeant et de temps à autre en dormant. As-tu déjà vu un animal faire son
reyrenne ? Petit exercice technique : essaye de conjecturer un raton-laveur se pavaner tel un
Reyrenne à la vue d'une pouf durant un
court de sport, essayant vainement de ventiler ladite damoiselle de son T-Shirt moulant ...
Cela donnerait une sorte de
court-sur-pattese tenant tel un bidestre, qui marcherait en se dendinant, un
mp9 dernier cri dans une main, un portable dans l'autre diffusant en continu de la
tecktonic, une
casquette sur la tête, des lunettes de soleil sur la casquette, des nikes à
250 ballesaux pattes (fabriquées par des petits orphelins du Bengladesh...) et sifflant lorsqu'il passe devant une
ratonne-laveuse(je ne suis pas sûr de cette tituralisation) en chaleur ! Bombant le torse à l'approche de la jeune
ingénue, il tente illusoirement de l'impressionner par ses tétons protubérant... Réalisant avec surprise que ceci ne l'impressionne guère, il relâche la pression dans un
râle de dépit. Sa poitrine retrouve alors son aspect originel : celui de l'avilissement d'un
vieillard (ou connard) précoce !
Hilarant, non ?!!!
- Une de ses dernière trouvaille : la
pollution. L'homme l'a innovée il y a moins de 100 ans. Cela consiste à rejetter pour moult et moult
arguments une certaine quantité de CO
2. Les motifs peuvent être les suivants :
-
vitale : l'homme refoule tout naturellement du dioxyde de carbone. Cela lui est vital.
-
frimer : lorsque l'être humain (tout du moins l'adolescent) apperçoit un de ses
acolyte au loin, il met instinctivement la main dans sa poche, en sort un papier de twix,
mars ou autres amuse-gueules de ce genre et le jette au sol. Ce geste peut vous parraître quelque peu
primitif, mais c'est la base du fondement de la
"reyrennatitude".
- se
déplacer : finit les grandes perambulation à pied, dans les champs, en écoutant les
oiseauxsiffloter au loin.
Il était une fois, deux
mignonettes coccinelles qui vivaient dans la verdoyante verdure d'une jolie petite colline. Les pauvrettes volettaient entre ces
violettes violettes, ces coquelicots coquets, ces
bleuets bleutés et autres feu-folets qui offraient la potée de leurs vives couleurs à toutes les
bestioles qui grouillaient dans le coin. Elles sautaient de feuilles en feuilles, en s'amusant comme des petites
coquines, en buvant la rosée du matin. Et puis soudain ... plus rien... Recommençons, voulez-vous ?
Il était une fois, un mignonet
4X4 qui dégringolait la verdoyante verdure d'une jolie petite colline. Le pauvret pressurait ces
violettes violettes, ces coquelicots coquets, ces
bleuets bleutéset autres feu-folets qui offraient la potée de leurs vives couleurs à tous les
cadavres qui s'avariaient dans le coin. Il déboulait de collines en
collines, en dévastant comme un petit coquin, en polluant
l'air humide du matin.
Et voilà ! C'est par ce
petit conte que je qualifierais de réaliste que j'aboutis à la conclusion finale de mon
réquisitoire :
................. (je n'ai rien trouvé de mieux et j'espère que tu t'en contenteras). Le but de mon blâme n'est pas de te faire culpabiliser. Ce
catilinaire a pour but de te faire réagir : Mais réagis .... que diantre !!! Désolé pour cette si soudaine
vulgarité mais elle m'ai malheureusement nécessaire.
A toi (.....)
LulP.S : Je voulais te remercier pour ton
soutient de ces derniers jours qui ont été des plus
éprouvants. Alors, voilà, je le fais : Je te remercie pour ton soutient de ces derniers jours qui ont été des plus
éprouvants.